Vincent, quelles est la place du Vibraphone dans ce trio ?

« C’est l’instrument harmonique, celui qui joue les accords, mais pas qu’eux !  Je le joue aussi pour ce qu’il est : un instrument de percussions accordées : les phrasés mélodiques s’inspirent souvent des balafons africains, des steel drums jamaïcains ou des gamelans indonésiens…,  ses résonnances répondent au jeu des cymbales de Pascal et accompagnent le chant: le vibraphone se fait alors proche d’une guitare, d’un rhodes ou du clavinet. »

Qu’est-ce qui te motive pour jouer avec Pascal et Anthony ?

« Avec eux, la musique est ouverte, spacieuse et d’une grande fluidité. Pascal est un compère de longue date et je trouve toujours dans sa proximité de jeu une réelle bienveillance. Anthony, est quelqu’un qui a l’énorme qualité de toujours se placer au service de ce qui se passe, tant au niveau de la basse qu’à celui du chant : une très belle rencontre ! »

Quelles ont été tes influences ? 

« J’ai été très tôt attiré par les musiques d’ensembles, de groupes, où la musique dépasse les simples notes et la performance de tel ou tel musicien, pour devenir une réelle peinture sonore commune (Pink Floyd, Soft Machine, Weather Report, Franck Zappa, Pat Metheny Group, Led Zeppelin…). »

Véritable médecin des lames, sa polyvalence et son ouverture d’esprit en font un musicien qui n’a pas de prix, si ce n’est le premier, obtenu en percussions au CNSM de Paris.

Guidés par la passion du son et des résonances, ses multiples projets couvrent un rayon d’action extrêmement étendu, allant de la musique contemporaine (Ensemble 2E2M) aux musiques actuelles (JASTER, ORCHESTRE NATIONAL DE JAZZ, duo NEWINDO…) en passant par le classique (Opéra Bastille…) et les musiques du Monde.

Concepteur de spectacles, il anime aussi régulièrement des stages et des master-classes autour du vibraphone, de l’improvisation et plus globalement du bien-être par la pratique instrumentale.

 

 

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